par Roger Lapin ( La Garenne Colombe ), bienvenue à bord
Si nous sommes tous d'accord pour promouvoir la préservation du vivant, il reste des divergences entre nous sur la prise en compte de la souffrance animale. Ce sujet épineux n'en fini pas de nous diviser, rendant difficile toute prise de décision concernant nos anciens militants, qui, s'ils rendent encore bien des services, n'en ont pas moins droit à un repos mérité.
Mais nous refusons d'ouvrir les yeux et de prendre en compte les souffrances qu'ils endurent face à l’afflux de militants et militantes inexpérimentés, hétérogènes et incontrôlés que le NPA a connu ces deux dernières années, suite à un appel mal rédigé qui a semé la confusion dans le milieu gauchiste.
Ces nouveaux militants sont bien souvent ignorants et irrévérencieux, inconscients de l'apport inestimable que constitue l'expérience de leurs aînés. De plus, ils ou elles emploient un vocabulaire inadapté, des formules simplifiées et compréhensibles, des références non référencées dans le guide orange du trotskyste 3ème année (réédition de 1968). Certains s'adonnent même à des pratiques inconnues comme l'écologie ou prennent la parole de façon intempestives.
Face à cette invasion surprenante et non désirée, nos aînés ont du reprendre du service pour rétablir l'ordre et l'harmonie, mais au prix de souffrances abominables puisqu'ils ont du transgresser deux des 10 commandements du militants d'extrême-gauche, à savoir le non renouvellement des mandats et la retraite à 60 ans.
Ils sont fort heureusement aidé dans cette tâche par une part non négligeable de notre secteur jeune, qui anticipe de façon admirable les soubresauts de notre société sans se laisser distraire par des éléments anecdotiques et anachroniques, nous confirmant s'il en était besoin qu'ils sont bien en phase avec l'époque de nos anciens.
La continuité historique de notre mouvement est à ce prix, nous devons collectivement être vigilants et ne pas tomber dans le piège du modernisme, ne pas se jeter dans une orientation qui prendrait prématurément en compte les enjeux du moment, sans même vérifier s'ils sont véritablement de notre temps.
Soyons reconnaissants à nos ainés de nous maintenir dans le droit chemin, mais tentons d'abréger leur souffrance, soit en rentrant dans le sillon profond et rectiligne qu'ils nous ont tracé, soit en les laissant finir tranquillement leur route entre eux, dans la paix et la sérénité retrouvée.









