mercredi 13 février 2013

Aux origines (partie 1)

Romain : alors ? Elle est où cette surprise que tu veux absolument me montrer ? Avec toi je m'attend toujours au pire.

Guillaume : patience! ''Il'' devrait être là dans quelques instants. Tu vas être sur le cul, j'aime autant te le dire. C'est la solution à tout nos problèmes. ''Il'' va arriver dans 5,4,3,2,1... maintenant !

Dans la rue, on entend soudain des crissements de pneus. Puis on sonne à la porte.

Guillaume : la ponctualité c'est facile pour ''lui''. Il ouvre, un jeune homme se tient dans l'entrée. Il porte une coupe de cheveux rétro, une chemise à carreaux et un gilet sans manche. Hello Marty my friend ! How do you do ? Did you have a nice trip ?

Marty : hi William ! Nice to see you ''vieille bwanche''. Did you put on some weight ?

Guillaume : Romain je te présente un vieux pote à moi, Marty McFly. Marty voici Romain. Take a beer in the fridge and sit down please.

Romain : je ne sais pas ce qui me surprend le plus : que Marty McFly existe pour de vrai ou que tu sois capable de parler anglais ?

Marty : there're the keys. Be careful with the third gear. You have to push it a little bit..

Il tend un jeu de clés à Guillaume

Romain : sinon qu'est-ce que...? est-ce que je peux savoir de quoi...?

Guillaume : Marty vient de nous prêter la DeLorean pour voyager dans le temps. Tu penses à ce que je pense ?

Romain : mais oui ! C'est génial ! On va pouvoir changer le cour de l'Histoire ! On peut empêcher l'assassinat de Trotsky le 21 aout 1940... ou... ou même l'assassinat de Jaurès le 31 juillet 1914 ou si on veut pas trop perturber le continuum spatio-temporel on peut retourner au congrès de fondation du NPA en janvier 2009 et on va dire à Besancenot que...

Tout en parlant, nos deux héros sortent de leur bureau et vont s'installer dans la DeLorean

Guillaume : ah non, je pensais pas du tout à ça. Remarque je dis pas que c'est pas intéressant tout tes trucs, mais il y a des priorités. Je prend le volant si tu permets, de toute façon tu n'as pas le permis.

Romain : ah ? Et on va où alors pour commencer ?

Guillaume : le 27 mai 2001. En route ! Marty m'a dit 88 miles à l'heure, ça fait du 142 km/h, heureusement qu'il n'y a pas de radars dans la rue.

Guillaume fait chauffer le moteur, accélère en maintenant le frein à main levé. Les pneus crissent, le moteur gronde.

Romain crispé sur son siège : qu'est-ce qu'elle a d'importante cette date ?

Guillaume : il y a, jeune béotien, les Wampas qui jouent au Pink Palladium, et ce soir-là j'ai raté la moitié du concert à cause de... d'un alcool certainement frelaté. J'en ai toujours gardé un profond regret, aujourd'hui je veux voir la fin.

Il baisse le frein, la voiture bondit, des éclairs jaillissent . Arrivés au bout de la rue, la DeLorean et ses deux passagers disparaissent.

(La suite demain...) 


dimanche 10 février 2013

Touche pas au grigri, salope !

Au départ, un congrès en chassant l'autre, après celui du NPA, on devait vous parler du congrès du PCF qui se tient ce week end. On serait revenu sur la culture PCF dont on a déjà parlé ici, on aurait relayé cet article du Canard Enchainé du 9 janvier 2013 évoquant le népotisme du parti, on aurait fait des calembours super drôles et on se serait moqué de la moyenne d'âge des militants parce que c'est facile.

Seulement voilà, on est tombé sur cet article de Rue 89 repris par de nombreux médias qui n'ont rien à foutre du fond politique du congrès et préfèrent s'arrêter sur l'anecdotique. Drame, horreur, panique dans les cellules du parti, la faucille et le marteau ont disparu des cartes d'adhésion, remplacés par le logo de la Gauche Européenne !

Le site de L'Humanité a beau relativiser l'évènement, les commentaires des internautes disent le contraire. Leur lecture vaut d'ailleurs le détour. Ce thème nous permet de revenir sur une des clés de voute de l'anarcho-droitisme : stop au folklore.

C'est le point 2 du descriptif du curé rouge : « Le curé rouge a parfois besoin d'un « grigri » qui le rassure : un badge à l'effigie d'un de ses héros, une petite étoile rouge, un A cerclé, un bouclier de Vénus, un sigle antifasciste... »

Le PCF avait déjà abandonné l'outillage sur ses publications externes, tracts et affiches depuis le début des années 90. Qu'on se rassure, le PRCF ou les JCML-ROCML l'ont encore (attention aux yeux si vous cliquez sur ce dernier lien, on vous aura prévenu). Du coup, c'est pratique, le sigle communiste old school permet d'identifier d'un coup d'œil les nostalgiques, les pétés du casque ou autres révisionnistes.

Alors on va nous répondre que c'est le symbole des travailleurs et que c'est important d'avoir une contre-culture commune entre militants. Sauf que quand même, la faucille et le marteau, ça a pris un sacré coup de vieux en terme de marketing politique. Ce fut aussi le symbole d'États bureaucratiques et totalitaires qui n'ont pas laissé que des bons souvenirs chez les travailleurs concernés. En termes de références politiques et historiques c'est pas le top.

Combien de temps de discussion perdus à se justifier que « oui, on est communiste mais que c'est pas pareil que l'URSS » ? Comment de temps consacré à expliquer la forme au détriment du fond ? Rappelons ici un principe fondamental de toute communication publique : « Ce qui est évident n'a pas besoin de s'énoncer ». Si vous êtes communiste, votre discours devrait suffire à vous identifier sans avoir besoin en plus de rajouter un indice visuel.

Bref, ce genre de symbole issu du passé est un moyen supplémentaire de se distinguer du prolo ordinaire. Et ''distinguer'', étymologiquement vient du latin distinguere qui signifie séparer, diviser, différencier. On établit une distance alors qu'il faut convaincre qu'on est du même bord, que nous avons des intérêts communs.

Mais, ceci dit, que resterait-il à de nombreux gauchistes si on leur enlevait tout le folklore ?



mercredi 6 février 2013

Suite au 2ème congrès du NPA, retour sur la plus grande catastrophe pour l'extrême-gauche depuis la fin de la Commune de Paris


Nous avons le plaisir d'accueillir un petit nouveau au sein de l'équipe anarcho-droitière. Membre du NPA, vous ferez sa connaissance sous son pseudo pour des raisons évidentes de sécurité. Nous le nommons dès à présent notre consultant NPA. Voici Plekszy-Gladz :

Je prend la plume numérique pour apporter ma contribution à cette grande œuvre historique que sera le Fight Club Anarcho-droitier. Contrairement aux deux pères fondateurs de ce fleuron de la pensée subversive, je n'ai pas trahi je n'ai pas fui mes responsabilités je suis encore et toujours au NPA. Pourquoi ? L'explication mériterait un article à part entière.

Toujours est-il que nous avions notre second congrès le week-end dernier. Qui dit congrès dit préparation de congrès et congrès locaux, avec étude des plates-formes et amendements. Point de numéro aux plates-formes cette fois-ci, nous avions des lettres. Il y avait donc la PW, la PX, la PY et la PZ. Traduction pour les lecteurs et lectrices du blog : La PX était la plate-forme défendue par Poutou, Krivine et Besancenot (pardon : par Philippe, Alain et Olivier), la PY correspond à l'ancienne loge P2, les P4 sont désormais les zozos de la PZ.

Quand à la PW (prononcez la ''piwi'') j'ai d'abord cru que c'étaient les anarcho-droitiers qui étaient de retour ou qu'ils avaient du moins pris possession du corps de Philippe Corcuff. Notre camarade, déçu du résultat des votes quitte le parti anticapitaliste pour la Fédération Anarchiste, si c'est pas un anarcho-droitier qui s'ignore, je ne sais pas ce que c'est. La piwi rassemble donc les f... fidèles ou les frileux, aux choix, ex-GA restés au NPA. Une vaste blague en somme.

Vous l'aurez peut-être déjà deviné, je me suis abstenu sur le vote des plates-formes. Les abstentions, à ma grande surprise, ont été très peu nombreuses (en même temps se taper 60 balles de rappel de cotisation pour pouvoir s'abstenir, faut être maso). 18 abstentions sur 1590 votants.

En effet, ceci est le nombre de votants au deuxième congrès du NPA sur un effectif de... 1962 adhérents au 27 janvier 2013. Les 2500 adhérents avancés pour la presse bourgeoise sont un arrondi fait à la truelle. Nous sommes loin des 10 000 adhésions et 460 comités de bases de la fondation. Dur dur !

D'où deuxième chiffre surprenant, le taux de participation aux votes : 81 %. Dans les autres partis les votes internes tournent généralement entre 40 et 60 % de participation, c'était le cas au NPA auparavant. Seul Lutte Ouvrière fait mieux. Les curés rouges voulaient un parti de militants purs et durs, c'est fait, sauf qu'il ne reste plus que ça (à part moi peut-être).

Résultats des courses : la PX en tête avec 51% des voix, suivie de la PY avec 32 % puis la PZ presque 9% et la PW 7 %. Des copains du CPN nous disaient que ''oui, il y a toujours quatre plates-formes de congrès, mais les positions défendues sont très proches les unes des autres, ce qui illustre bien la nouvelle cohésion du parti.'' T'as raison mon gros, il y a 51% du parti qui défend une ligne révolutionnaire stricte et 41 % qui trouve que ce n'est ni assez révolutionnaire ni assez strict.

Il est loin le temps où Besancenot rassemblait un million cinq cent mille voix, ils sont loin les espoirs que suscitaient la création d'un parti anticapitaliste de masse qui faisait trembler le PS. La LCR n'aura même pas réussi un relookage puisque nos effectifs sont retombés au niveau de la LCR d'avant l'effet Besancenot. Son chant du cygne aura été, à mon avis, les municipales de 2008...

Mais Guillaume et Romain me font signe que le nombre de caractères qui m'étaient impartis est atteint pour ma première copie... à moins que ce soit l'heure de l'apéro.
Je reviendrai bientôt vous narrer les aventures du NPA, et j'aurai du lourd, du très très lourd.

vendredi 1 février 2013

Vive les policiers !

Et les gendarmes.

Suite de l'article Vive la Police ! 

Autre folklore tout mignon mais oh combien décrédibilisant : la pseudo-haine du flic contemporain. Que ce soit les vieux militants qui ont connu la police française époque guerre d'Algérie, où se faire péter les dents dans un commissariat ne choquait aucun honnête citoyen, cela se comprend. Mais que ce soit des minots qui n'ont jamais eu à faire aux forces de l'ordre en dehors de quelques gaz qui piquent les yeux ou d'une malheureuse petite clé de bras, ce n'est pas sérieux.

Loin de nous de nier qu'il existe des bavures, plus fréquentes en France qu'ailleurs à ce propos. Loin de nous de nier que certains flics, gendarmes et bidasses, en nombre indéterminé, s'engagent pour sauver la France de l'islamo-bolvéchisme. Mais tout ceci ne fait pas une généralité monolithique.

Les poulets sont des hommes et c'est tant mieux. C'est pour cela que certains (beaucoup ?) dérapent, c'est pour cela que d'autres pourraient nous rejoindre. Les ratonnades d'octobre 1961 ont été dévoilées et dénoncées par des policiers républicains choqués de l'attitude de leurs collègues.

Or quelle orga politique de gauche adapte un discours à destination des forces de l'ordre (nous posons vraiment la question à nos lecteurs, ce n'est pas une simple tournure rhétorique) ? C'est pourtant bien les trostkos qui se distinguaient en imprimant des tracts en allemand pendant la Seconde Boucherie Mondiale du style : '' Camarade, sous ton uniforme tu restes un prolétaire''. Alors si on l'a fait avec des soldats boches, on pourrait bien le faire pour des flics de chez nous.

D'autres n'ont pas ces réserves. Les tracts du Front National arrivent dans les boîtes aux lettres des commissariats et des gendarmeries. Ils reçoivent également les vœux de Le Pen ou du responsable FN local. Par contre les contacts avec l'extrême-gauche c'est dans les manif. Et il faut arrêter de fantasmer : le coup de la crosse en l'air, la troupe qui fraternise avec la foule, cela arrive une fois par siècle, c'est tout. C'est encore moins évident quand en plus on passe du temps à les traiter de chiens ou de CRS-SS.

Nous avons plusieurs potes qui après un bac +2 sont partis dans la police ou dans la gendarmerie, ce n'étaient pas des fachos. Juste des gars et des filles qui cherchaient un boulot stable et bien payé et qui n'avaient pas envie de passer des années à naviguer entre CDD, chômage et intérim.

''Oui mais ces types répriment le mouvement ouvrier, ce sont des mercenaires qui ont trahis leur classe sociale,'' intervient Aristo de Gauche. Alors nous, on a du mal à voir lorsque des gendarmes font souffler les conducteurs dans un éthylotest, où est la ''répression du mouvement ouvrier''. Quand aux CRS qui virent les ouvriers occupant leur usines, par exemple, ils font leur boulot comme les militants font le leur. Les vrais salauds sont les donneurs d'ordres, les pondeurs de circulaires iniques, les statisticiens de la chasse aux sans-papiers.

L’État et le patronat n'ont pas besoin de la police pour casser les mouvements sociaux, les journalistes, les chroniqueurs économiques et les syndicats traitres font ça de manière beaucoup plus efficace.

Donc encore un folklore à déconstruire dans nos rangs. Adressons-nous aux flics et aux gardiens de prisons comme on s'adresse aux autres secteurs professionnels. Après un courant anarcho-droitier, à quand une CNT Police ?



mercredi 30 janvier 2013

Vive la police !


On commençait à faiblir au Fight Club. Nous ne tapions plus qu'avec mollesse dans les sacs de sable du folklore militant gauchiste. Une image détournée par-ci, un kamoulox par-là, c'est drôle et fin évidement, mais ça manquait de violence.

Espérons que le sujet suivant va réveiller le public vicieux installé dans le parking souterrain du Fight Club anarcho-droitier, attendant de voir du sang. Vous êtes malsain, mais nous sommes encore plus détraqués que vous.

Nous l'avons déjà dénoncé : Curé Rouge croit au paradis. ''Dans notre société communiste autogérée du futur, il n'y aura plus besoin de police et de prisons'' dit-il. Dans leur société peut-être, et elle tiendra deux semaines, dans la nôtre, il y en aura... plein.

Qui aurait l'idée de laisser en liberté dans une société communiste des gens comme Alain Soral par exemple ? Lui et ses copains, pour montrer que leur auto-critique était sincère, iront ''spontanément'' construire la Cité de l'Eco-Socialisme aux Iles Kerguelen ou quelque chose dans ce genre. Et gare à eux si le bilan carbone ne correspond pas aux objectifs du Plan Quinquennal.

'' Ouais, mais tu vois, nous on préfère privilégier la pédagogie à la répression'' nous a souvent dit Petit-anarchiste-casse-couille-pour-vieux. Nous aussi, nous privilégions cette option mais elle a ses limites. Est-ce qu'une société révolutionnaire va annihiler toutes les déviances et les conflits ? Imaginer que les hommes vont vivre dans la plus parfaite fraternité, effaçant ainsi toutes les transgressions sociales, c'est confondre une société révolutionnaire et une société utopique au vrai sens du terme. Quid des brutes, des violeurs, des mafieux, des connards bourrés sur les routes ? Et que faire en cas d'émeutes racistes ou de manifestations fascistes ? De la pédagogie ? Un militant montera sur une estrade et leur criera au mégaphone : ''prenez une feuille et un stylo et réfléchissez à vos actes, je ramasse les copies dans deux heures !'' On espère plutôt que notre police (ou quelque soit le nom qu'elle portera) leur défoncera bien la gueule.

C'est peu dire qu'il y a une certaine pudeur dans les milieux de l'extrême-gauche à évoquer la répression en se situant du côté du manche. Du coup ces questions sont esquivées et comme pour beaucoup d'autres sujet, on évite d'apporter des projets concrets. Ceci n'aide pas à crédibiliser notre camps.

Que les chevaliers pures du communisme propre s'en lavent les mains, l'extrême-gauche sale et corrompue (nous) s'en chargera (comme d'habitude). 

La suite vendredi ...

lundi 28 janvier 2013

Exemple de messages simples drôles et efficaces.

Vus ou entendus dans les cortèges pour le Mariage Pour Tous, à Toulouse le 19 janvier ou Paris le 27. A chaque fois des anarcho-droitiers étaient présents, cherchant à se faire inviter aux futures noces. La défense des droits des homosexuels donne souvent lieu à une inventivité riche et polissonne en terme de communication. Et comme dit le diction : ''citoyen qui rit à moitié dans ton parti''. Voyez vous-même :

Ni Frigide ni Barjot !

Hollande tu perds les pédales.

Les curés au diocèse, nous on baise.

Je met mes doigts partout, pourquoi pas dans une bague ?

Lachez-nous la chatte, qu'on se lèche tranquille.

Priez pour nous, on baise pour vous.

Ça fait 2000 ans que vous ratez vos mariages, laissez nous essayer.

Autorisez la PMA on achètera des Scènic.

Mes deux papas te pètent la gueule quand tu veux.

Marie aussi était une mère porteuse avec deux papas

Homophobes enculés ! (slogan du cortège anarcho-droitier secteur Sud-Ouest)


jeudi 24 janvier 2013

La pensée du soir


C'est peut-être pas nous qui l'avons inventée cette sentence. Si quelqu'un connaît un auteur ayant quelque dit chose de similaire, qu'il nous en fasse part.

jeudi 17 janvier 2013

Kamoulox spécial extrême-gauche, partie II

L'animateur : bonsoir et bienvenue dans un nouveau Kamoulox spécial extrême-gauche. Avec nous, deux nouveaux candidats...

Une candidate : et candidate !

L'animateur : autant pour moi, eh bien commençons par vous Krystel, bonsoir, présentez-vous !

Krystel :bonsoir, je m'appelle Krystel avec un K et un Y, j'ai 23 ans, j'habite Toulouse et je suis membre d'un collectif de luttes intergenres de déconstruction antipatriacale.

L'animateur : ah ?et qu'est-ce que vous déconstruisez, Krystel ?

Krystel : tous les symboles d'oppressions hétéro-fascistes. Par exemple au lieu de dire infirmier, ce qui est réactionnaire et oppressant, il faut dire une firmère, idem pour interprète, une terprète.

L'animateur : d'accord... mariée? Des enfants ?

Krystel : je ne répond pas à cette question car elle me place dans un schéma de domination hétéro-libéral et me réduit à un statut socio-affectif-légaliste. Donc arrêtez de m'oppresser s'il vous plaît !

L'animateur : oups ! Pardon ! Eh bien bonne chance Krystel car à vos côtés voici Patrick, bonsoir Patrick !

Patrick : bonsoir je m'appelle Patrick j'ai 49 ans, j'habite La Souterraine dans la Creuse et j'anime un blog de contre-informations et de résistance à l'Empire capitalisto-sioniste.

L'animateur : et qu'est-ce que vous publiez sur ce blog en ce moment ?

Patrick : actuellement je dévoile la vérité sur les réseaux trotsko-maçonniques qui financent l'insurrection au Sud-Kiboulstan par l'intermédiaire de la reine d'Angleterre et de mon facteur.

L'animateur : intéressant...marié ?

Patrick : non et je ne comprend pas pourquoi, j'ai pourtant lu trois fois Sociologie du dragueur d'Alain Soral – que je salue au passage – mais aucune grognasse ne veut faire des trucs sexuels avec moi pour l'instant.

L'animateur : ne vous découragez pas Patrick, vous trouverez chaussure à votre pied. Nous allons pouvoir commencer. Panaris ou tartiflette ?

Patrick : Jean Ferrat !

Krystel : je casse !

L'animateur : à vous Krystel.

Krystel : euh...je bois du sable et j'épile Alain Krivine.

L'animateur : dix de plus, vous avancez à la même place et le tapis passe à gauche, Patrick ?

Patrick : je lime un chien de traîneau et je pue des dents.

L'animateur : vous ne pouvez pas, il y a Jean-Luc Mélenchon qui fait du roller sur la Place Rouge en opposition, vous reculez de huit merguez. Krystel, domino ou Traviata ?

Krystel : je me fais pousser la moustache et j'adhère à la FSU.

L'animateur : Patrick ?

Patrick : je tente le tourniquet palestinien.

L'animateur : très bien, che che che ?

Patrick : Guevarra !

L'animateur : ho ho ho ?

Patrick : Ho Chi Minh !

L'animateur : turlu-tutu ?

Patrick : la fête à mon cul !

L'animateur : joli ! Vous remontez de trois boulons. Krystel ?

Krystel : je rote et je m'habille comme Annie Lacroix-Riz.

L'animateur : Djou-gach-vi-li...et vous tombez sur la carte mystère.

Krystel tire une carte : le punk n'est pas mort...

L'animateur : et le NPA bouge encore ! Bravo vous engrangez huit klonks. Patrick, serviette ou soviet ?

Patrick : euh je... mors un vegan et je...

Krystel : Kamoulox !

L'animateur : bravo Krystel ! Vous êtes notre nouvelle finaliste, mais ça a été serré entre vous deux. Un petit mot avant de se quitter ?

Krystel : SGEN.

Patrick : Blob.

L'animateur : merci et peut-être à bientôt pour un prochain Kamoulox.

lundi 14 janvier 2013

Petit bilan de nouvelle année,

Un an et demi d'existence, 150 billets brillants, deux animateurs jeunes, beaux et talentueux, une douzaine de contributeurs occasionnels, courageux mais anonymes, un réseau qui s'étend au rythme pittoresque d'une roulotte à cheval, mais qui s'étend quand même, le courant anarcho-droitier se porte bien.

Initialement créé au sein du NPA, le courant s'étend désormais au Parti de Gauche et à la Gauche Anticapitaliste. Nos prochains objectifs d'implantations sont le PCF et Lutte Ouvrière. Au départ, on pensait monter une vraie tendance ou du moins une plate-forme de congrès au NPA, mais cela demandait d'empiéter sur notre temps de glandage et ça, il n'en était pas question. Nous nous sommes donc rabattus sur un blog, mais l'objectif reste le même : combattre l'esprit de caserne (ou de monastère) dans les rangs de la Gauche, la vraie. Et ce grâce à l’auto-dérision (onglet Dans ta gueule). Mais pour ne pas en rester à une simple dénonciation, nous pointons du doigt de temps en temps des expériences militantes qui sortent du cadre tracts/affiches/manif triste/réunion de formation tard la nuit...(onglets Chez les autres et Boîtes à outils)

Il serait également temps, d'ici quelques semaines, de dépoussiérer la charte. Toutes les propositions sont les bienvenue, même si rien ne garantie que l'on en tienne compte.

Notre aura s'étend, nous nous en rendons compte aux nombres de blogs qui nous citent, nous critiquent, nous référencent. Merci à eux. Nous observons aussi discrètement les débats qui ont lieu à notre sujet, sur les forums et autres réseaux sociaux. Nous avons nos partisans et nos adversaires, tout aussi acharnés les uns que les autres. Nous déclenchons des passions, et il faut bien vous l'avouer, lecteurs et lectrices chéris, ça nous excite grave.

Parmi ceux qui ne peuvent pas nous supporter, il y a un malentendu avec certains. Reprécisons : nous n'accusons pas les militants de la Gauche d'être systématiquement des curés rouges ou des aristocrates de gauche, nous dénonçons des attitudes d'individus ou de groupes que nous qualifions de curés rouges et qui polluent les organisations de gauche. Si nos lecteurs et lectrices ne se reconnaissent pas dans ces caricatures de militants, tant mieux, mais qu'ils ne nient pas l'existence de tels boulets. Nous nous sommes installés dans un créneau très précis : l'auto-critique des pratiques militantes au moyen de la déconnade.

Il y a des milliers de militants et de militantes remarquables, nous en sommes conscient, nous en avons croisés plein au cours de nos expériences politiques et syndicales. Si nous sommes encore engagés aujourd'hui c'est bien parce que nous avons rencontré des personnes qui nous ont donnés l'envie de continuer, qui nous ont remotivés dans les périodes de découragements, qui nous ont transmis le feu sacré en quelque sorte. Un jour nous leur dédirons une lettre d'amour sur ce blog.

En attendant, révisons ensemble ce que sont des curés rouges et des aristocrates de gauches. Laissons de côté, pour le moment, les neuneus conspirationnistes et autres crevures soraliennes qui ne sont pas de gauche, mais qui laissent volontairement planer des ambiguïtés parasitant ainsi parfois les discours anticapitalistes.

Donc :
pour Curé Rouge, le peuple c'est la classe ouvrière, le prolétariat; pour Aristo de gauche ce sont les beaufs;

pour Curé Rouge les classes moyennes s'appellent la petite bourgeoisie intellectuelle; pour Aristo de gauche ça s'appellent les bobos;

pour Curé Rouge le Front National ce sont les forces réactionnaires; pour Aristo ce sont les fachos;

pour Curé Rouge distribuer un tract c'est tous les lundi à 7h, pour Aristo de gauche c'est faut voir...;

pour Curé Rouge coller des affiches c'est tous les dimanches de 21h à minuit; pour Aristo de gauche c'est pas ce soir j'ai concert...;

pour Curé Rouge les syndicats ce sont ''les directions syndicales qui ont trahis et cogèrent avec le patronat et l'État mais je suis syndiqué''; pour Aristo de gauche ce sont '' les directions syndicales qui ont trahis et cogèrent avec le patronat et l'État et je ne suis pas syndiqué;

pour Curé Rouge les élections ''ça ne sert à rien mais on se présente''; pour Aristo de gauche ''ça ne sert à rien et on ne se présente pas''.

Etc etc …

Enfin ne comptez pas sur nous pour vous souhaiter une bonne année de luttes comme le souhaitent beaucoup de gauchistes qui n'arrivent jamais à décrocher de leur rôle de militants. Les luttes ce n'est pas un plaisir, quand on lutte c'est qu'on y a été obligé, c'est contraignant. 

Nous vous souhaitons plutôt de vous éclater dans ce que vous aimez faire, avec ceux que vous aimez.

Ça va chier !


samedi 5 janvier 2013

Kamoulox spécial extrême-gauche.


L'animateur : Bonsoir et bienvenue au Kamoulox ! Un Kamouloux un peu particulier ce soir, puisqu'il s'agit d'un spécial extrême-gauche. Avec nous, deux candidats, voici Léandre, bonsoir Léandre !

Léandre : Bonsoir, je m'appelle Léandre, j'ai 19 ans, j'habite à Versailles et je suis membre du Réseau Transparent.

L'animateur : Et que faites-vous avec ce Réseau Transparent ?

Léandre : euh... on a pour but de monter un squat avec un club de poney autogéré.

L'animateur : intéressant. En couple ? Une petite copine ?

Léandre : oui et non... en fait je suis dans un collectif amoureux mais pour le moment c'est moi qui fait des fiches sur Alain Badiou.

L'animateur : eh bien bonne chance Léandre car à vos côtés voici Jean-Paul. Bonsoir Jean-Paul !

Jean-Paul : bonsoir, je m'appelle Jean-Paul. J'ai 53 ans et je suis militant à Lutte Ouvrière dans la région de Charleville-Mézières.

L'animateur : des passions ? Des hobbies ?

Jean-Paul : oui, je suis militant à Lutte Ouvrière dans la région de Charleville-Mézières.

L'animateur : marié ? Des enfants ?

Jean-Paul : non car je suis militant à Lutte Ouvrière... dans la région de Charleville-Mézières qui plus est.

L'animateur : haïe, haïe, haïe, je comprend... Parfait messieurs, nous allons pouvoir commencer : rouge ou casserole ?

Jean-Paul : Pierre Juquin !

Léandre : je fume !

L'animateur : c'est à vous Léandre de parler.

Léandre : je démonte une moto-neige et je doigte un redskin.

L'animateur : Parfait bien joué ! Vous avancez de trois cannettes d'entrée. Jean-Paul une réaction ?

Jean-Paul : je suce un piolet et je tacle Hugo Chavez.

L'animateur : hu-go-cha-vez vous avancez sur la carte mystère.

Jean-Paul tire une carte : ploum ploum tralala ?

L'animateur : anarchie vaincra ! Bien joué, vous gardez votre joker. Vous avez dix cramouillots. Léandre, Bolchévik ou ratafia ?

Léandre : je repeins un frigo et j'embrasse Rosa Luxemburg sur le cul.

L'animateur : vous avancez de quatre grenouilles et vous tombez sur la carte ''Meeting ce soir'', dix secondes de Philippe Poutou.

Léandre : euh...ben...je sais pas trop... il faut demander aux copains de la commission cantine...nous à Blanquefort...

Jean-Paul : je contre et je spécule sur une loutre !

L'animateur : bien joué Jean-Paul ! Camembert rouge, vous prenez la tête avec six tournevis. Léandre, saucisse ou scission ?

Léandre : euh je branle un... non... je syndique un mouflon et....

Jean-Paul : Kamoulox !

L'animateur : oh bravo Jean-Paul ! Vous êtes notre finaliste, on se retrouve dans quelques jours pour un autre Kamoulox. Un petit mot avant de se quitter messieurs ?

Jean-Paul : purge.

Léandre : putsch.

L'animateur : bonsoir et à bientôt !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le Kamoulox original :

dimanche 30 décembre 2012

Pas ce soir, les communistes ont débarqué

Suite et fin de notre petite série sur la déconnexion du discours de certains militants de gauche vis à vis du réel. Ce que nous caricaturons est tellement improbable selon certains lecteurs qu'ils nous ont fait des crises de nerfs dans les commentaires. Espérons qu'une bourriche d'huitres, du foie gras et de la bûche les auront calmés.

Pourquoi sommes-nous si méchants ?

Voici ce que l'on écrivait le 5 mars dernier :

" L'anarcho-droitisme est une méthode. C'est un peu une auto-psychanalyse de groupe avec l'humour comme thérapie. Il s'agit de se moquer de soi-même, de son organisation, afin de désamorcer les mécanismes de rupture avec la réalité. Il faut éviter de se construire un personnage d'aristocrate militant, les fameux ''défenseurs du peuple'' ou les ''avant-gardes du prolétariat''. Et pour déconstruire ce personnage, rien de tel qu'une bonne tranche de dérision ou mieux encore d'auto-dérision. Attention toutefois à ne pas tomber dans l'aigreur, mordez mais sans rancune."

Donc on continue, et on continuera en 2013 :

  



mardi 25 décembre 2012

Potentiel cadeau de Noël


Super montage photo, tellement on a ri, on a oublié de noter la source internet où on l'a pioché. Pardon aux auteurs, il n'est pas question pour nous de plagier le travail d'autres, qu'ils se signalent, ils auront droit à un bisou.

dimanche 23 décembre 2012

Pas ce soir, on a la migraine.

Oh surprise ! Le précédent billet évoquait des raisons de ne pas regarder la vidéo d'une conférence de plus de deux heures. Il a été aussitôt l'objet d'un déferlement de mépris de la part de ceux ou celles qui trouvent le temps, eux, de mater de telles longueurs. L'aristocrate de gauche, que l'on vous a déjà présenté, ne comprend pas que le reste de la terre ne se comporte pas comme lui. ''

Pourquoi les gens ne lisent pas le Capital alors qu'ils trouvent du temps pour regarder TF1 ?'' Question à peine caricaturale et symbolique d'une complète déconnexion avec la vie réelle. Comment Aristocrate de Gauche peut-il prétendre lutter pour une classe sociale qu'il méprise ?

Parmi les sommes de bouquins et de documentaires dont Aristocrate de Gauche s'est gavé, n'y a t-il pas une place pour un ouvrage de vulgarisation des travaux de Bourdieu concernant le capital culturel et la reproduction des élites intellectuelles ?

Ça nous rappelle une image qu'on avait montée à une époque pré-anarcho-droitière :




Du coup, les commentaires du billet précédent nous ont inspiré :




Que chacun d'entre nous se pose une question fondamentale vis-à-vis de ses camarades militants : ''est-ce que j'aimerai vivre dans un monde où cette personne aurait le pouvoir ?''

La suite dans quelques jours (car il y a une suite)

jeudi 20 décembre 2012

Pas ce soir, on a piscine.

Un lecteur du Fight Club qui ne veut que notre bien et veille à notre édification, nous a envoyé la vidéo d'une conférence d'Annie Lacroix-Riz (le lien figure dans un commentaire d'article récent, vous aurez qu'à fouiller). Alors on ne critique pas le fond, puisqu'on ne l'a pas regardé, mais nous critiquons la forme. 2H17 à regarder une mamie en plan-fixe soliloquer sur la crise de 1930, qui regarde ça ? N'existe-t-il pas des moyens moins austères pour communiquer une première approche d'un discours et pourquoi pas donner envie par la suite d'approfondir le sujet avec de tel document. Les anarcho-droitiers ont certainement le bagage intellectuel pour digérer ce pavé mais Romain vient juste de reprendre des leçons de poney et Guillaume a piscine. Quand à la noble classe ouvrière révolutionnaire, on ne peut pas parler au nom de tous mais pour certains les réponses pourraient être :

- Oui ça a l'air intéressant mais je rentre du boulot à 18h et après il faut que je m'occupe des enfants, je les couche à 21h, après c'est le seul moment où je peux souffler un peu... quand il n'y a pas du linge à ranger. Vous n'auriez pas un tract qui explique la même chose ?

- Je le regarderai plus tard... peut-être. En ce moment je ne sais pas ce que j'ai, mais dès que je rentre du chantier, je mange et je m'écroule de sommeil. Faut dire qu'on est en retard dans les délais, alors les heures sup' non déclarées on les compte plus. Vous n'auriez pas un résumé de votre machin ?

- Je vais le regarder... combien de temps ? Ouh là ! 2h17 quand même ! Le soir je ne peux pas je suis bénévole dans une asso, là on boucle le dossier pour organiser un gros concert sur la commune. Vous n'avez pas plus court ?

- Non je n'ai pas encore eu le temps de le voir, désolé mon gars. Mais il faut dire que je n'ai pas trop la tête à ça en ce moment. A la COGIP, il y a un nouveau dégraissage de personnels en vue. Déjà que je m'occupe des dossiers des deux copines qui n'arrivent pas à réintégrer leur poste après leur congés maternités, j'ai pas trop le temps. T'auras qu'à me la raconter ta vidéo... à l'occasion.

- Tu sais on bosse tout les deux toute la journée, le soir c'est le seul moment où on peut se retrouver en couple, donc on préfère se détendre.

- Bien sûr que c'est un sujet qui m'intéresse, je le regarderai dès que possible. A propos tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui pourrait m'aider ? Je me suis fait radier de Pôle Emploi, j'y comprend rien dans leur paperasse.
Etc...

lundi 17 décembre 2012

La non-violence c'est pas un truc de hippies

Pour boucler le cycle sur les fantasmes de luttes armées, autant présenter la réponse à laquelle on adhère. Celle d'une lutte populaire non-violente.

L'action non-violente est un signe d'intelligence tactique, il s'agit de refuser d'entrer dans un jeu où l'adversaire est le plus fort et dont il a lui-même fixé les règles. Le militant pacifiste aura de plus l'avantage de la faveur de l'opinion publique.

Il est très énervant pour un provocateur de voir sa cible refuser de le suivre dans l'escalade de la violence. Il vaut mieux refuser le plus tôt possible cette escalade, car on ne sait jamais où celle-ci nous conduira. Ainsi Noam Chomsky, durant les manifestations contre la guerre au Vietnam, déconseillait aux étudiants américains de venir même simplement avec des casques. Sa raison : si les étudiants ont des casques, les policiers utiliseront des fusils; si les étudiants prennent des fusils, ils utiliseront des tanks etc…

Pour donner un exemple de la pertinence et de l'efficacité de l'action non-violente, nous pouvons rappeler un évènement lors des émeutes en banlieues de 2005. Certains jeunes cramaient tous les édifices publiques qui passaient à leur portée : écoles, bibliothèques et piscines municipales... La police était incapable (ou n'avait pas envie) de les arrêter avant leur forfait. Or un soir, un journal télévisé a montré – trop brièvement - des habitants des quartiers, principalement des papys et des mamies, organiser des veilles devant les bâtiments publiques : deux grands-mères, deux grands-pères, une table de camping et un thermos de thé. Dès que des groupes de jeunes s'approchaient, les anciens les invitaient à boire un verre et à discuter. Résultat : dans les endroits où cette initiative a été mise en place, il n'y eut aucune destruction. Là où une compagnie de CRS surarmée ne parvenait pas à maintenir l'ordre, quatre ou cinq civils et quelques verres de thé y arrivaient. Conclusion : à genoux et massive respect dans ta face !

Une lutte non-violente permet d'utiliser au maximum le potentiel d'une population. Elle offre à tous les secteurs de la société de s'engager activement dans la lutte au lieu de l'observer passivement.

C'est un garant démocratique. Il n'y a pas de coupure ni de lutte de pouvoir entre un appareil militaire et un appareil politique. Il n'y a pas d'un côté le beau partisan au torse strié de cicatrices qui risque sa vie pour la Révolution et de l'autre le civil insignifiant. L'un ne décidera pas pour l'autre.

On en voit qui n'ont pas débranché leur webcam et qui ricanent en disant « oh les autres eh ! Les anarcho-droitiers ce sont des gros hippies en fait ». Nous rejetons naturellement d'un revers de main dédaigneux ces assertions non fondées. D'abord, sans faire de jugement à l'emporte-pièce, les hippies ont les cheveux gras, ils ne se rasent pas et portent des vêtements mal ajustés, ce qui est à l'opposé de notre univers.

Ensuite, le combat non-violent est un vrai combat, un combat sérieux, ce n'est pas une guerre light ou discount. L'ennemi est bien réel et il n'y a aucune assurance que celui-ci sera lui-même non-violent. Le combat non-violent n'est pas une alternative facile. Elle exige un entrainement spécial et un degré élevé d'organisation et de discipline.

L'auteur de cet article a pu mettre en pratique cette stratégie dans un petit territoire du Moyen-Orient qui résiste encore et toujours à l'envahisseur impérialiste. Ce héros au regard si doux a également rencontré d'autres militants pacifistes occidentaux qui ne comprenaient pas que des manif ''pacifistes'' finissent en affrontements. Certains de ces militants tentaient parfois de faire la leçon aux habitants du coin. Ils n'avaient pas compris que des jeter des pierres contre un tank n'est pas un acte de violence. C'est le symbole que ce tank ne fait plus peur. Israël a beau avoir une des armées les puissantes de la planète, avec un matériel militaire dernier cri, des gamins palestiniens n'hésitent plus à lui balancer des caillasses. C'est un symbole d'échec pour Israël et un prétexte futile pour réprimer une population exacerbée.

Ainsi, la stratégie de la non-violence est de rendre visible la non-violence de l'opprimé et la violence de l'oppresseur. Gardons néanmoins à l'esprit que ces actions ne sont pas sans danger. Nous sommes de plus conscient qu'il n'existe aucune certitude qu'une campagne non-violente aboutisse à une victoire, pas plus d'ailleurs qu'une lutte armée.